La faune et la flore

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  • 22 septembre 2016

Protéger la faune

La richesse des milieux naturels conservés ou créés dans l’Écoquartier permet d’accueillir des espèces sauvages aussi bien courantes, que plus rares. Si les mésanges ou le troglodyte peuvent se contenter d’un petit potager ou jardin décoratif, d’autres sont plus exigeants. Le pic ou le capricorne (insecte) sont dépendants des vieux arbres, tandis que le lézard ou l’azuré (papillon) ont besoin de zones herbacées ouvertes. Pour protéger la faune, il faut donc protéger leur habitat naturel.

Un plan de gestion écologique permet d’entretenir ces milieux sauvages de façon à nuire le moins possible à leurs habitants : conserver les arbres ou défricher et faucher le moins possible.

Lorsque l’aménagement du site altère un écosystème, l’Écoquartier s’engage à relocaliser des animaux (amphibiens) ou bien restaurer des zones naturelles sur le site, ou à proximité.

L’installation de nichoirs, abris à insectes et à hérissons est une action supplémentaire pour favoriser l’accueil de la faune de manière pérenne.

dessin grenouille agile dessin herisson europe

Protéger la flore

Protéger la flore de l’Écoquartier Les Portes du Pyla est d’autant plus important, que le site constitue un prolongement naturel du système de forêts dunaires de la Teste-de-Buch, un site inscrit Natura 2000*. Cela englobe quatre milieux naturels fragiles et emblématiques de la façade atlantique : forêts de résineux, de feuillus, de maquis et de landes côtières. Le site s’implique donc à protéger sa flore : pilier de notre paysage et de notre biodiversité régionale.

L’Écoquartier s’engage à préserver la végétation autour des constructions depuis sa création. Cela a commencé par des études scientifiques, suivi d’un marquage des arbres et habitats sensibles. Ensuite vint la conservation de ces espaces, ou création de jardins naturels « Littoral », « Boisé » et « Prairies fleuries ». Deux espèces de fleurs protégées (le lotier grêle et le lotier velu) présentent sur le site, demandent un fauchage annuel peu agressif afin qu’elles se maintiennent – et sont replantées sur un site favorable proche, par mesure de compensation.

* Le réseau Natura 2000 rassemble des sites naturels ou semi-naturels de l’Union européenne ayant une grande valeur patrimonialeN 1, par la faune et la flore exceptionnelles qu’ils contiennentN 2,1.La constitution du réseau Natura 2000 a pour objectif de maintenir la diversité biologique des milieux, tout en tenant compte des exigences économiques, sociales, culturelles et régionales dans une logique de développement durable. La conservation d’aires protégées et de la biodiversité présente également un intérêt économique à long terme2.

dessin arbousier dessin lotier velu

Empreinte 1 – Le pinson des arbres

Le pinson des arbres peut s’observer dans tous les milieux arborés de la région : des grands massifs forestiers landais, jusque dans les parcs urbains.

Cet oiseau de la taille d’un moineau possède des taches blanches sur les épaules et le long de sa queue très visibles à l’envol : deux critères permettant de le différencier sans difficulté des autres passereaux. Vu de près, le mâle dévoile une gamme riche de belles teintes colorées. La femelle est bien plus terne ; elle est d’apparence beige uniforme afin de mieux se camoufler sur son nid lorsque qu’elle doit couver.

Son chant est l’un des plus facile à apprendre et la meilleure façon de détecter sa présence en forêt. Il s’agit d’une courte phrase de trilles saccadés et flutées montant vers les aigus pour brusquement redescendre à la fin.

Ses empreintes se distinguent des autres petits passereaux forestiers par leur disposition ; le pinson marche là où les autres sautillent. Chaque empreinte est donc décalée en avant de la précédente.

photo pinson europe dessins pinson europe

Empreinte 2 – Le chevreuil

Le chevreuil sait s’adapter à de nombreux habitats semi-ouverts, faisant de lui le plus commun des ongulés en France. Mais sa petitesse et sa prudence le rendent très discret. On le repère le plus souvent par le bruit des feuilles et branches créé par ses bonds dans le sous-bois où il a été surpris. Observé au levé ou à la tombée du jour, à la lisière d’un bois, on l’identifie à sa taille : guère plus grande qu’une chèvre (d’où son nom) et sa stature très fine et élancée qui le distinguent facilement d’une biche. La femelle (ou « chevrette ») se différencie du mâle (ou « brocard ») par l’absence de bois. Ce dernier les perd chaque année : on peut alors exceptionnellement les trouver au sol, souvent à moitié rongés par des mulots. On rencontre beaucoup plus facilement ses excréments (ou « moquettes ») assez semblables de ceux d’une chèvre. Ses empreintes sur la terre meuble ou humide sont très faciles à reconnaître. Elles sont constituées de deux « pinces » laissées par les sabots, parfois accompagnées des deux « pointes » imprimées par les os des pattes antérieures. L’empreinte mesure de 3,5 à 5 cm de long.

deux chevreuil dans les boisdessin chevreuil

Empreinte 3 – L’écureuil

Inféodé aux forêts de conifères et feuillus, l’écureuil roux peut s’observer toute l’année, se déplaçant agilement dans la canopée. Surpris au sol, il s’enfuit sur le premier tronc disponible qu’il escalade en spirale, se cachant sur la face du tronc opposée à celle de l’observateur.

Il sait s’adapter à une grande variété d’aliments d’origine végétale : fruits, graines ou bourgeons collectés majoritairement dans les arbres et parfois au sol. Le site lui fournit l’un de ses aliments favoris : des pommes de pin dont il extrait les graines en sectionnant les écailles une à une, en partant de la base du cône. Ce dernier, alors complètement dénudé, est rejeté au pied de l’arbre, ou la souche, sur lequel il a été consommé. C’est l’une des traces les plus visibles de ce discret rongeur arboricole.

Ses empreintes sont visibles dans la neige fraîche, ou bien très rarement sur de la terre humide.  La piste est courte, et passe de la base d’un arbre à un autre. L’écureuil se déplaçant par bonds, ses empreintes sont alors souvent espacées les unes des autres par une distance allant de 30 cm à 1m !

photo ecureuil roux dessin ecureuil roux

Empreinte 4 – Le goéland argenté

Quel meilleur symbole du bord de mer que le goéland, et son cri ? Bien qu’ayant étendu son aire de répartition jusque dans les terres à la faveur des labours et décharges, la plus grande partie de sa population se rencontre encore sur les côtes.

Prédateur et charognard, ses proies vont des oisillons chapardés dans les nids d’oiseaux marins (y compris ses semblables !), jusqu’à des minuscules vers de vase glanés à marée basse. Presque tout lui convient comme nourriture, tant que cela peut passer par son gosier !

Son nid est une simple dépression sur le sol, où il déposera jusqu’à 3 œufs tachetés. Les poussins prendront un mois avant de pouvoir voler. La première année ils sont uniformément brun, et s’éclaircissent peu à peu. C’est au bout de quatre années (et donc trois plumages intermédiaires) qu’ils auront le plumage blanc et gris typique de l’adulte, et pourront se reproduire !

Ses empreintes palmées, semblables à celles d’un canard, ne peuvent pas être confondues avec celles d’autres oiseaux côtiers.

photo goeland argente dessin goeland argente

Empreinte 5 – Le renard

Principalement nocturne, le renard roux passe largement inaperçu. Il sort de sa tanière dès la nuit tombée pour chasser des petits vertébrés, invertébrés, mais aussi des baies, fruits, selon la saison … et il va parfois jusqu’à se nourrir dans les poubelles près des habitations !

Cet opportunisme alimentaire fait de lui le carnivore le plus répandu dans notre hexagone. On peut le rencontrer dans tous les milieux terrestres : des zones côtières aux montagnes en passant par les plaines agricoles…et de l’ombre des forêts denses jusqu’au plein cœur de certaines grandes villes.

Il reste très farouche, et l’observer est souvent un coup de chance : longeant une lisière forestière très tôt le matin, ou bien aux abords d’une route, éclairé brièvement par les phares d’une voiture.

C’est par ses traces que l’on peut détecter au mieux sa présence. Attention toutefois ; ses empreintes sont difficiles à différencier de celles d’un chien de taille moyenne par la similitude dans la disposition des doigts, et également par leur forme très variable selon la nature du sol.

renard roux

 

Photos : Ville de La Teste de Buch – Shutterstock

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