Les jardins de l’Écoquartier

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  • 22 septembre 2016

Le jardin gourmand

Ce jardin est composé principalement d’arbres fruitiers sélectionnés par le Conservatoire végétal régional d’Aquitaine. Cet organisme recense, étudie et multiplie les nombreuses variétés d’arbres des vergers de la région : races de fruits du terroir à haute valeur patrimoniale, essences sauvages (Arbousier), ou bien plus exotiques (Grenadier, Feijoa). Ce verger est ouvert aux habitants de l’Écoquartier qui peuvent s’en occuper et avoir le plaisir de cultiver leurs propres fruits locaux, et de saison. Cette approche permet de partager un savoir de culture et une expérience gustative authentique, tout en supprimant la chaîne du transport des fruits : un bon point pour l’environnement. La faune y trouve aussi son compte : au printemps ces arbres attirent les abeilles et de nombreux autres insectes pollinisateurs. S’ils attirent aussi des insectes nuisibles, ceux-ci serviront de nourriture à de nombreux insectes auxiliaires des cultures (coccinelles…) et les oiseaux, enrichissant ainsi la biodiversité du site.

dessin jardin gourmand

La gestion différenciée

La gestion différenciée prend en compte la protection de l’environnement dans l’entretien des espaces verts. Contrairement à une gestion horticole « classique », les paysagistes et jardiniers essayent d’intégrer le plus d’éléments naturels, et de faire le maximum pour favoriser la biodiversité dans les jardins.

C’est une gestion qui s’adapte aux milieux, selon la nature du sol et de la végétation, de l’espace désiré, tout en minimisant au maximum l’impact sur l’environnement.

Cela s’observe sur l’Écoquartier par des actions telles que :

  • L’utilisation de mobilier en bois fabriqué à partir des arbres coupés.
  • La sélection d’espèces indigènes pour les jardins, afin de recréer un milieu favorable à la faune locale, et l’installation d’abris pour mieux accueillir la faune sauvage.
  • Un entretien du jardin « écologique » : pas d’utilisation de pesticides et l’installation d’un lieu de compostage.
  • Une inscription à long terme de ces nouvelles habitudes de gestion de l’espace naturel et cultivé par le partage et la transmission aux générations futures.

hôtel à insectes

Le jardin boisé

Si le pin maritime est l’emblème du massif forestier des landes, il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, avant la plantation massive de conifères au 19e siècle afin de stabiliser les dunes, puis favoriser la sylviculture (plantation d’arbres destinée à l’exploitation du bois) ; cette côte était bordée de forêts beaucoup plus diversifiées. On y trouvait une alternance de forêts mixtes « feuillus-conifères », des zones humides et des landes sèches.

C’est cette diversité originelle d’essences que le jardin forestier veut restituer, en mélangeant divers conifères (pins maritimes et parasols), arbres à feuilles caduques (chênes indigènes et ornementaux) avec des arbustes typiques de la lande sèche (ajonc, genêt, arbousier…).

Ces essences rustiques s’adaptent très bien au sol acide de l‘Écoquartier, et augurent une bonne stabilité de ce massif à long terme. Ce choix favorise la flore herbacée (bruyères…), ainsi que la faune associée. On peut y observer à l’année des mésanges, le rouge-gorge, ou bien l’écureuil…

A la richesse naturelle s’allie un esthétisme composé par la diversité des formes et couleurs des feuillages.

dessin jardin boise

Le jardin littoral

Avec la proximité de la plus haute dune d’Europe ; la dune du Pilat, quoi de plus naturel que de l’évoquer dans le paysage de l’Écoquartier ?

Placés autour des aires de jeu et de sport, les jardins littoraux recréent cet habitat unique composé principalement d’une végétation basse dont les racines stabilisent le sable.

L’écosystème des dunes côtières du sud-ouest est fragilisé par la sur-fréquentation touristique. On y trouve principalement des graminées (dont l’oyat, la fétuque, ou la queue-de-lièvre), mais aussi le « chardon bleu », qui, malgré son nom et ses feuilles épineuses est apparenté à la carotte ! L’arrière-dune est composé d’une végétation plus haute caractérisée par le pin maritime, dans les jardins vous trouverez également son cousin plutôt méditerranéen : le pin parasol.

Le Hanneton foulon, un gros scarabée, est dépendant de ce milieu : en effet sa larve se nourrit des racines des graminées dunaires. L’adulte peut se rencontrer sur le sable, ou sur les pins environnants.

dessin jardin littoral

Les prairies fleuries et le jardin frais

Malgré l’impression de végétation basse ; une prairie est très riche en faune et flore. Dans un mètre carré, on peut y dénombrer 30 espèces de plantes herbacées, 50 espèces d’insectes, et de nombreux vertébrés (lézards, mulots, oiseaux…). Si l’on compte les insectes microscopiques et autres invertébrés du sol, cela peut monter à des milliers, voire des millions d’individus au m2 !

Cette richesse exceptionnelle diminue au moins de 3/4 dans une pelouse d’ornement.

Les prairies fleuries sont fragilisées par le surpâturage et le piétinement, et les prairies inondées (ou « noues ») menacées par la disparition des zones humides.

Il a été choisi de semer une diversité de plantes européennes bien plus riche qu’un simple « gazon » : c’est à la fois plaisant à l’œil… et à la biodiversité !

Afin de reproduire un « broutage » naturel, et ne pas abîmer la flore et la faune, on ne fauche qu’une fois par an. Cela permet, entre autres, aux Lotiers velu et grêle (espèces protégées) de mieux se maintenir sur le site, et de laisser la flore indigène (et la faune associée) réinvestir la prairie dans les années à venir.